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Babylone : Mythe et réalité d’une cité légendaire

  • Photo du rédacteur: Gérald Olivencia
    Gérald Olivencia
  • 19 nov. 2025
  • 2 min de lecture

Dernière mise à jour : 5 janv.

Entre histoire et légende, Babylone, joyau de la Mésopotamie, s’élève entre le Tigre et l’Euphrate, non loin de Bagdad. Contrairement à d’autres cités antiques, elle renaît sans cesse de ses ruines, convoitée par les conquérants. Symbole de puissance et de décadence, elle marque la culture judéo-chrétienne : dans la Bible, elle incarne à la fois l’exil des Juifs après la chute de Jérusalem et la corruption opposée à la Jérusalem céleste.


Les récits grecs et romains, comme ceux d’Hérodote, mêlent réalité et fantasmes. Les légendes de la Tour de Babel et des jardins suspendus — souvent attribués à Nabuchodonosor II — alimentent les mystères. Pourtant, aucune preuve archéologique ne confirme l’existence de ces jardins, et la Tour de Babel pourrait être la ziggourat Etemenanki, dédiée au dieu Marduk.


Cité des superlatifs fondée à l’âge du bronze par les Amorites, Babylone s’impose sous le règne d’Hammourabi (XVIIIe siècle av. J.-C.), célèbre pour son code juridique. Elle atteint son apogée aux VIIe–VIe siècles av. J.-C. sous les Chaldéens, notamment avec Nabuchodonosor II (605–561 av. J.-C.). Ce souverain, à la fois bâtisseur et conquérant, embellit la ville : la porte d’Ishtar avec ses briques bleues émaillées, ornée de dragons et de taureaux, la voie processionnelle pavée de calcaire, la ziggourat Etemenanki dédiée au dieu Marduk.


Pourtant, Babylone est aussi synonyme de tyrannie : Nabuchodonosor pille Jérusalem, déporte les Hébreux et s’attire la malédiction biblique.


Architecture et archéologie : entre découvertes et mystères. Redécouverte au XIXe siècle par Robert Koldewey, Babylone révèle ses trésors, comme la porte d’Ishtar (aujourd’hui à Berlin). Mais les fouilles soulèvent des questions :

  • Les jardins suspendus existaient-ils ? Aucune trace écrite contemporaine ne les mentionne. Les descriptions grecs (Diodore de Sicile) pourraient en réalité décrire… Ninive, la capitale assyrienne.

  • La Tour de Babel serait l’Etemenanki, haute de 60 mètres — bien loin des cieux, mais symbole de l’orgueil humain.


Héritage : entre admiration et rejet Babylone fascine autant qu’elle divise. Pour les Mésopotamiens, elle est le centre du monde, lieu d’harmonie cosmique sous la protection de Marduk. Pour les Hébreux, c’est la cité maudite, symbole d’oppression. Les artistes, de Rembrandt (Le Festin de Balthazar) à Roelant Savery (La Tour de Babel), en font un sujet intemporel.


Aujourd’hui, Babylone reste un miroir de nos contradictions : cité de gloire et de chute, de rêves et de conquêtes, où se mêlent histoire, mythes et archéologie.

Un sujet riche pour explorer l’équilibre entre réalité historique et légende éternelle !



 
 
 

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